Que faire de ses anciens contrats d'épargne retraite ?

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Avec l'arrivée du nouveau Plan d'épargne retraite, un bilan portant sur ses contrats d'épargne supplémentaires doit être fait. Un bilan qui permettra d'envisager ou non un transfert vers le PER.

Que faire de ses anciens contrats d'épargne retraite ?

Pour préparer votre retraite, vous avez peut-être souscrit un Perp ou un contrat Madelin. À l'heure du nouveau Plan d'épargne retraite (PER), faut-il conserver ces contrats ou transférer les droits qui y sont inscrits sur un nouveau ? Éléments de réponse.

Transférer son Perp

Si vous possédez un plan d'épargne retraite populaire, vous n'avez pas forcément intérêt à le conserver. En effet, le PER, plus souple et plus complet, reprend pour l'essentiel les caractéristiques de ce contrat : plafonds de déductibilité des cotisations, cas de déblocage anticipé des sommes, sortie en rente viagère...

Toutefois, le Perp présente une spécificité fiscale par rapport au PER. En cas de sortie en capital au moment du départ à la retraite (autorisée à hauteur de 20 % ou en totalité pour l'achat d'une résidence principale), les sommes épargnées peuvent, sur option, être soumises au prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu de 7,5 % assis sur le montant du capital diminué d'un abattement (non plafonné) de 10 %. Une fiscalité plutôt légère ! Si vous souhaitez acquérir votre résidence principale au moment de votre départ à la retraite, vous avez donc tout intérêt à conserver votre Perp.

Éplucher son contrat Madelin

Le cas du contrat Madelin est plus délicat à traiter puisqu'il bénéficie d'options que l'on ne retrouvera pas au sein du PER. Ce qui veut dire qu'il faut, avant d'envisager un transfert, analyser attentivement votre situation et le contenu de votre contrat. Par exemple, certains Madelin offrent des tables de mortalité garanties. Ces tables, qui déterminent l'espérance de vie, servent en partie à calculer le montant de la rente viagère versée à l'assuré. Or, des changements de tables interviennent régulièrement afin de tenir compte de l'allongement de l'espérance de vie. Et plus l'espérance de vie augmente, plus le montant de la rente viagère que versera l'assureur diminuera. Pour protéger un niveau de rente, l'assureur s'engage à figer la table de mortalité qui sera utilisée pour la conversion du capital en rente. Un avantage non négligeable ! Au final, il faut étudier chaque cas avec attention. Et le cabinet se tient à votre disposition pour vous y aider.


[22/04/2020]

 

@Les Echos Publishing
La Rédaction