Pourquoi ne pas acquérir un bien nécessitant des travaux ?

Accueil / Actualités / Dossiers / Pourquoi ne pas acquérir un bien nécessitant des travaux ?
Investir dans un bien avec travaux n'est pas inintéressant : prix attractif, rendement, espoir de plus-value, déficit foncier...

Pourquoi ne pas acquérir un bien nécessitant des travaux ?

Au moment de réaliser un investissement locatif, les investisseurs peuvent hésiter entre un bien immobilier neuf ou ancien. Il faut savoir que l'achat d'un logement ancien avec travaux présente certains avantages. Explications.

L'intérêt de la formule

L'un des avantages d'acheter un logement à rénover réside dans le prix d'achat. Car bien évidemment, un bien avec travaux est vendu à un prix moins élevé qu'un bien équivalent sans travaux. Sachant que ce type de biens, moins demandés, est plus facilement négociable.

De plus, avec un prix plus faible, l'investisseur peut acquérir un logement bien situé, ce qui diminue le risque de vacance locative et permet d'obtenir potentiellement un meilleur rendement. À noter qu'un bien " réhabilité " laisse également espérer la réalisation d'une plus-value significative en cas de revente.

Autre atout, l'achat dans l'ancien peut ouvrir droit à des aides de l'État pour la réalisation de travaux : crédit d'impôt pour la transition énergétique, aides de l'Agence nationale de l'habitat, exonération temporaire de taxe foncière...

Utiliser le déficit foncier

Un bien ancien avec travaux peut notamment aider l'investisseur lourdement imposé à faire baisser la pression fiscale. En effet, la réalisation de travaux de rénovation constitue une charge déductible. Et lorsqu'ils donnent lieu à un déficit foncier, ce dernier peut en principe être imputé sur les revenus fonciers du propriétaire pendant 10 ans.

Mieux, les déficits fonciers résultant de dépenses déductibles autres que les intérêts d'emprunt (travaux, taxe foncière...) s'imputent sur son revenu global, dans la limite annuelle de 10 700 €. Étant précisé que la fraction du déficit qui excède cette limite et les intérêts d'emprunt s'imputent, en revanche, sur les seuls revenus fonciers des 10 années suivantes.

Précision : les contribuables dont le revenu brut foncier annuel ne dépasse pas 15 000 € sont soumis au régime d'imposition du " micro-foncier ". Dans ce cadre, aucun déficit foncier ne peut être constaté car un abattement forfaitaire de 30 % est appliqué à ce revenu brut.


[04/06/2019]

 

@Les Echos Publishing
La rédaction